Menu

Prendre rendez-vous pour une consultation gratuite
Inscription à la newsletter

Accompagner les transformations du travail en sécurisant le dialogue social, la santé au travail et les relations humaines.



Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Une société condamnée pour n'avoir pas proposé de reclassement en Roumanie

Rédigé le Mercredi 20 Mai 2009 à 08:43 | Lu 1456 fois modifié le Mercredi 20 Mai 2009 - 08:44



Une société condamnée pour n'avoir pas proposé de reclassement en Roumanie
Le fabricant français de chaussettes Olympia a dénoncé lundi dans un communiqué sa récente condamnation à verser 2,5 millions d'euros à 47 salariés licenciés, pour ne pas leur avoir proposé un reclassement en Roumanie.

"C'est une décision surréaliste (..) qui pourrait signer l'arrêt de mort de l'entreprise", a déclaré à l'AFP la présidente de l'entreprise, Catherine Rambaud, réagissant à cette condamnation prononcée la semaine dernière par la Cour d'appel de Reims.

Selon elle, la direction s'est refusée "en plein accord avec le comité d'entreprise" à proposer "des reclassements indignes dans son usine de Roumanie au salaire de 110 euros par mois".

Mme Rambaud affirme que cette condamnation menace la survie de l'entreprise et les 296 emplois restants à Romilly-sur-Seine (Aube). Elle explique que la restructuration mise en oeuvre fin 2005 était "une nécessité vitale face à la déferlante des importations chinoises".

"On commençait à voir le bout du tunnel malgré la crise et ça nous tombe dessus. On ne peut pas payer. On n'a pas le premier sou", a-t-elle affirmé, ajoutant qu'elle préparait un pourvoi en cassation qui ne dispensera pas Olympia du paiement des dommages et intérêts.

La cour d'appel de Reims a octroyé en moyenne 32 mois d'indemnités par salarié licencié.

Selon Mme Rambaud, certains des salariés qui ont attaqué l'entreprise avaient refusé des propositions de reclassement "sur place et avec le même salaire", ce qu'a démenti l'avocat des salariés, Me Philippe Brun, contacté par l'AFP.

Il a souligné que l'arrêt de la cour d'appel confirmait une décision en première instance du tribunal des prud'hommes.

"Il y a une obligation de reclassement dans le groupe en France et à l'étranger, quelles que soient les conditions. Aux salariés d'accepter ou pas", a-t-il dit, comprenant que cela pouvait choquer l'opinion publique. Mais "la loi, c'est la loi", a-t-il martelé.

Selon lui, le premier argument retenu par la justice est que la société n'a pas proposé à tous les salariés, mais seulement à certains, des postes de reclassement sur le site avec des critères opaques et non objectifs.


Nouveau commentaire :

Ordre du jour | Cassation | Actualité | 📘 Livre blanc | Code CSE | Mission économique | Mission SSCT | Contact | Outre-mer | Santé au travail | IA et transformation du travail | FPH | QVCT & obligations légales | Dialogue & Négociation | Les grands dossiers d’Instant-CSE | Management RH, santé au travail et DUERP


Projet d’ordre du jour – Réunion CSE – Mai 2026

De l’analyse des données à la prise de position : un mois clé pour affirmer le rôle du CSE

Mai est le mois où les élus du CSE doivent passer d’une posture d’analyse à une posture d’influence.

Après les consultations économiques et sociales engagées en mars et avril, la réunion de mai permet de tirer des conclusions, de formaliser un avis et surtout de s’assurer que les décisions prises se traduisent concrètement pour les salariés. Entre suivi des négociations, analyse des impacts sociaux et anticipation des risques liés à l’organisation du travail, les enjeux sont multiples.

👉 Pour répondre à ces attentes, les élus doivent être en capacité de comprendre les données, mais aussi de les exploiter efficacement, ce qui rend l’accompagnement et la formation particulièrement stratégiques à ce stade de l’année.

Pierre DESMONT
16/04/2026



Derniers tweets

Suivez-nous
Facebook
Twitter
Rss
Mobile

Vidéo à la Une
La souffrance au travail.
La souffrance au travail. €
Publié par Pierre DESMONT le 12/05/2014 à 13:19