Menu


Rencontrez INSTANT CSE lors de nos colloques

Échangez avec nos experts et repartez avec des réponses concrètes pour exercer votre mandat.

Découvrir nos colloques

Vous êtes élu du CSE ou Direction / RH ?

Accédez directement aux informations, ressources et accompagnements correspondant à vos enjeux.



Instant-CSE accompagne les élus, les directions et les services RH dans l’exercice des missions du CSE, la prévention des risques professionnels, la gestion des relations sociales et la résolution des tensions au travail.

Nos accompagnements en relations sociales Nos accompagnements en santé au travail Échanger gratuitement avec un expert

Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Faute grave : pas de circonstances atténuantes pour des violences physiques et verbales

Rédigé le Lundi 4 Février 2008 à 15:25 | Lu 969 fois modifié le Mardi 3 Juin 2008 - 11:47



Employé en tant que chauffeur de transports scolaires, un salarié a été licencié pour faute grave. L'employeur lui reprochait d'avoir, au cours du service de ramassage scolaire et après avoir déposé les enfants, agressé une accompagnatrice municipale d'élèves et sa collègue. Le salarié avait stoppé le véhicule dans un endroit isolé, était passé par-dessus la barrière de séparation entre l'habitacle conducteur et l'espace passagers, forçant l'accompagnatrice à danser avec lui, l'agrippant brutalement par le bras et la griffant au visage tandis qu'elle se débattait pour s'échapper. Il avait ensuite tenté de saisir sa collègue qui l'avait repoussé verbalement et physiquement, lui intimant l'ordre de se rasseoir à son poste pour les ramener à l'endroit habituel de fin de service.

Les juges du fond n'avaient pas retenu l'existence d'une faute grave. Ces faits s'étaient produits alors qu'il n'y avait plus d'enfants dans le car et ils avaient estimé que l'intention première du salarié avait été de danser avec une accompagnatrice ; par ailleurs, les blessures causées à cette dernière relevaient plus de la maladresse et de l'excitation que d'une réelle volonté de faire mal. Par conséquent, ce comportement, s'il constituait une cause réelle et sérieuse, ne justifiait pas un licenciement pour faute grave du salarié, qui n'avait auparavant jamais fait l'objet de sanctions pour des faits similaires.

La Cour de cassation ne suit pas : le comportement du salarié était incompatible avec sa profession, prémédité, avait entraîné des blessures à une collègue de travail, ce qui était d'une gravité telle qu'il justifiait le licenciement pour faute grave. Dès lors, peu importaient l'absence des enfants, le but réellement poursuivi et l'absence de sanctions antérieures pour des faits similaires.


Nouveau commentaire :

Ordre du jour | Cassation | Actualité | Conseil en relations sociales | Santé au travail et QVCT | Médiation et dialogue social | Formations CSE par convention collective | Outre-mer | Dossiers de travail | Les Rencontres INSTANT CSE – Colloques et journées d’étude




Projet d'ordre du jour CSE – Novembre 2026

Novembre 2026 : les élus du CSE doivent anticiper les décisions économiques et sociales de 2027, examiner les conditions de travail et obtenir des engagements concrets de leur employeur.

À quelques semaines de la fin de l'année, la réunion du CSE de novembre 2026 représente une étape importante du dialogue social. Budget prévisionnel, perspectives d'emploi, politique salariale, formation professionnelle, prévention des risques et activités sociales et culturelles : les décisions préparées aujourd'hui auront des conséquences directes sur les salariés en 2027.
Pour les élus, l'enjeu est de ne pas attendre que les arbitrages soient définitifs pour demander des explications et formuler des propositions. Instant-CSE propose un projet d'ordre du jour commenté, accompagné des références juridiques, des questions à poser à l'employeur et des objectifs stratégiques à poursuivre.
Ce modèle s'adresse principalement aux CSE des entreprises d'au moins 50 salariés. Il doit être adapté aux accords collectifs applicables, aux consultations déjà réalisées et à la situation de l'entreprise.

Pierre DESMONT
22/10/2026



Suivez-nous
X
LinkedIn