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Faute grave : pas de circonstances atténuantes pour des violences physiques et verbales

Rédigé le Lundi 4 Février 2008 à 15:25 | Lu 965 fois modifié le Mardi 3 Juin 2008 - 11:47



Employé en tant que chauffeur de transports scolaires, un salarié a été licencié pour faute grave. L'employeur lui reprochait d'avoir, au cours du service de ramassage scolaire et après avoir déposé les enfants, agressé une accompagnatrice municipale d'élèves et sa collègue. Le salarié avait stoppé le véhicule dans un endroit isolé, était passé par-dessus la barrière de séparation entre l'habitacle conducteur et l'espace passagers, forçant l'accompagnatrice à danser avec lui, l'agrippant brutalement par le bras et la griffant au visage tandis qu'elle se débattait pour s'échapper. Il avait ensuite tenté de saisir sa collègue qui l'avait repoussé verbalement et physiquement, lui intimant l'ordre de se rasseoir à son poste pour les ramener à l'endroit habituel de fin de service.

Les juges du fond n'avaient pas retenu l'existence d'une faute grave. Ces faits s'étaient produits alors qu'il n'y avait plus d'enfants dans le car et ils avaient estimé que l'intention première du salarié avait été de danser avec une accompagnatrice ; par ailleurs, les blessures causées à cette dernière relevaient plus de la maladresse et de l'excitation que d'une réelle volonté de faire mal. Par conséquent, ce comportement, s'il constituait une cause réelle et sérieuse, ne justifiait pas un licenciement pour faute grave du salarié, qui n'avait auparavant jamais fait l'objet de sanctions pour des faits similaires.

La Cour de cassation ne suit pas : le comportement du salarié était incompatible avec sa profession, prémédité, avait entraîné des blessures à une collègue de travail, ce qui était d'une gravité telle qu'il justifiait le licenciement pour faute grave. Dès lors, peu importaient l'absence des enfants, le but réellement poursuivi et l'absence de sanctions antérieures pour des faits similaires.


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Le mois d'octobre constitue une période stratégique pour le Comité social et économique. Après la rentrée et la programmation des travaux du dernier trimestre, les élus disposent désormais des premiers éléments permettant d'analyser la situation économique et sociale de l'entreprise et de préparer les décisions qui structureront 2027.

L'objectif n'est donc pas d'accumuler des questions à l'ordre du jour. Il s'agit de sélectionner les sujets correspondant réellement à la situation de l'entreprise et de les traiter selon une méthode structurée : fondement juridique, informations nécessaires, questions à poser, résultat attendu et suivi des engagements.

Instant-CSE recommande également de poursuivre l'utilisation du relevé de décisions, afin que chaque engagement pris lors de la réunion puisse être suivi lors du CSE suivant.

Pierre DESMONT
24/09/2026



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