Connectez-vous S'inscrire
Instant-CSE
Instant-CSE


Instant-CE accompagne les représentants du personnel et les organisations dans la structuration juridiquement sécurisée des politiques de qualité de vie et des conditions de travail.
Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

La clause de non-concurrence.


Rédigé le Lundi 24 Octobre 2016 à 08:00 | Lu 1251 fois | 0 commentaire(s) modifié le Samedi 22 Octobre 2016 - 22:52



La clause de non-concurrence.

La clause de non-concurrence est une clause insérée dans le contrat de travail. Elle vise à limiter la liberté d'un salarié d'exercer des fonctions équivalentes chez un concurrent ou à son propre compte après la rupture de son contrat. La validité de la clause est conditionnée au respect de certains critères soumis à l'appréciation du juge.
 
Pour qu'elle soit applicable, la clause de non-concurrence doit répondre à certains critères cumulatifs définis par la jurisprudence et qui conditionnent sa validité.
 
En cas de non-respect d'un de ces critères, la clause de non-concurrence est nulle, et ouvre droit au paiement de dommages et intérêts au bénéfice du salarié.
 
Légitimité de la clause
 
La validité de la clause de non-concurrence est conditionnée par la légitimité de son but.
 
L'objectif de la clause de non-concurrence est de protéger les intérêts légitimes de l'entreprise (quand le salarié est en contact direct avec la clientèle par exemple), et non pas d'empêcher le salarié de trouver un emploi ailleurs.
 
Limitation de la clause
 
La clause de non-concurrence doit être limitée :
 
  • dans le temps (sans que la durée soit excessive),
  • dans l'espace (une zone géographique doit être prévue),
  • et à une activité spécifiquement visée (coiffeur par exemple).
 
Contrepartie de la clause
 
La clause de non-concurrence doit prévoir une contrepartie financière (ou indemnité compensatrice) pour le salarié.
 
Cette contrepartie ne doit pas être :
 
  • dérisoire,
  • conditionnée (exclue en cas de faute grave ou de démission par exemple).
 
La clause de non-concurrence s'applique lorsque le contrat prend fin. Toutefois, l'employeur peut y renoncer sous certaines conditions.
 
La clause de non-concurrence s'applique :
 
  • soit à la date effective de la fin du contrat (à l'issue de la période de préavis),
  • soit lors du départ du salarié (en cas de dispense de préavis).
 
 
La contrepartie financière est due dès lors que la clause de non-concurrence est applicable.
 
Renonciation de l'employeur
 
L'employeur peut renoncer à l'application de la clause de non-concurrence :
 
  • dans les conditions éventuellement prévues par le contrat ou par une convention collective,
  • ou avec l'accord du salarié si aucune disposition contractuelle ou conventionnelle ne le prévoit.
 
La renonciation doit être :
 
  • claire,
  • non équivoque,
  • et notifiée au salarié par lettre recommandée avec accusé de réception.
 
Depuis le 5 octobre 2016,  la Cour de cassation précise dans son arrêt (Cass. soc. 5 octobre 2016, n° 15-22730, que le salarié doit prouver le préjudice que lui fait subir cette clause. Cette preuve doit être présentée si la clause de non-concurrence ne prévoit pas de contrepartie financière. Ainsi il pourra obtenir l’ouverture à des droits de dommages-intérêts.
 
Le dernier arrêt en la matière (cass.soc. 30 mars 2011, n° 09-70306 BC V n°82) disait que l’absence de contrepartie financière causait un préjudice pour le salarié. Par déduction, il pourrait obtenir l’ouverture de droit à des dommages-intérêts.
 
La cour souhaite désormais que ce soit le salarié qui prouve son préjudice et non une ouverture de droit immédiat à dommage et intérêts.
 
 
 
 



Nouveau commentaire :


Analyse juridique et stratégique au service du dialogue social

Quand le droit devient un levier de prévention, de crédibilité et d’efficacité pour le CSE.

Comprendre le droit du travail ne suffit plus : encore faut-il savoir l’analyser, l’interpréter et l’utiliser au bon moment pour sécuriser les décisions collectives et renforcer le dialogue social. Face à des situations de travail de plus en plus complexes, les élus du CSE doivent pouvoir s’appuyer sur une lecture juridique claire et structurée, sans basculer dans une logique contentieuse ou défensive.
L’offre Analyse juridique et stratégique au service du dialogue social propose un accompagnement annuel permettant aux élus de décrypter le cadre légal applicable, d’anticiper les risques sociaux et d’exercer pleinement leurs missions dans le respect des prérogatives fixées par le Code du travail, au service de la prévention, de la qualité du dialogue social et du travail réel.

Pierre DESMONT
27/12/2025




Plus de prévisions: Meteo paris 30 jours

Partager ce site

Derniers tweets

Dans la boutique

Formations (3)

Formations pour les élus du CSE

Santé au travail (2)

Une formation en santé au travail est un ensemble structuré d'apprentissages et d'enseignements visant à former les professionnels et les employés sur les aspects liés à la santé et à la sécurité au sein du milieu professionnel.