Menu



Instant-CSE accompagne les élus, les directions et les services RH dans l’exercice des missions du CSE, la prévention des risques professionnels, la gestion des relations sociales et la résolution des tensions au travail.

Nos accompagnements en relations sociales Nos accompagnements en santé au travail Échanger gratuitement avec un expert

Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Prise d'acte de la rupture

Rédigé le Lundi 12 Avril 2010 à 10:42 | Lu 1139 fois modifié le Lundi 12 Avril 2010 - 10:43


La prise d'acte n'est justifiée qu'en cas de manquement grave empêchant la poursuite du contrat de travail


Prise d'acte de la rupture




Lorsqu'un salarié prend acte de la rupture de son contrat de travail, cette prise d'acte ne produit les effets d'un licenciement sans cause réelle et sérieuse que si elle est justifiée. Il faut donc que l'employeur ait commis de graves manquements à ses obligations contractuelles : défaut de paiement des salaires (cass. soc. 6 juillet 2004, n° 02-42642 D), non-respect des règles d'hygiène et de sécurité (cass. soc. 29 juin 2005, n° 03-44412, BC V n° 219), violences physiques (cass. soc. 30 octobre 2007, n° 06-43327, BC V n° 177), etc.

La Cour de cassation affine aujourd'hui la définition de la prise d'acte justifiée en précisant qu'elle permet au salarié de rompre le contrat en cas de manquement suffisamment grave de l'employeur « qui empêche la poursuite du contrat de travail ». Cette exigence apparaissait en filigrane dans la plupart des décisions relatives à des prises d'acte, mais n'avait à notre connaissance jamais été érigée en principe.

C'est ainsi que la Cour de cassation a estimé qu'une salariée n'était pas fondée à prendre acte de la rupture, au seul motif que l'employeur avait tardé à valider son projet de reclassement externe, présenté dans le cadre d'un plan de sauvegarde de l'emploi. Ce manquement ne faisant pas obstacle à la poursuite du contrat de travail, la prise d'acte devait en conséquence produire les effets d'une démission.

Cass. soc. 30 mars 2010, n° 08-44236 FSPB


Nouveau commentaire :

Ordre du jour | Cassation | Actualité | Conseil en relations sociales | Santé au travail et QVCT | Médiation et dialogue social | Formations CSE par convention collective | Outre-mer | Dossiers de travail | Les Rencontres INSTANT CSE – Colloques et journées d’étude



Projet d’ordre du jour CSE – Septembre 2026

Rentrée sociale 2026 : références juridiques, consultations obligatoires, BDESE, santé au travail et suivi des décisions pour aider les élus du CSE à préparer leurs questions, anticiper les échéances et structurer le dialogue avec l’employeur.

La réunion du CSE de septembre 2026 ouvre une période déterminante pour le dialogue social. Après la période estivale, les élus doivent à la fois assurer le suivi des décisions prises, analyser les premiers enseignements sociaux de l’année et préparer les consultations du dernier trimestre. Mise à jour de la BDESE, politique sociale, situation économique et financière, orientations stratégiques, évolution des emplois et des compétences, santé et conditions de travail : autant de sujets qui nécessitent une préparation en amont. Pour accompagner les représentants du personnel, Instant-CSE propose un projet d’ordre du jour commenté qui associe, pour chaque point, les références juridiques, les enjeux pour le CSE, une formulation prête à inscrire à l’ordre du jour et des questions concrètes à poser à l’employeur. Le relevé de décisions complète cette méthode afin de suivre, d’une réunion à l’autre, les engagements pris et les actions restant à réaliser.

Pierre DESMONT
18/08/2026



Suivez-nous
X
LinkedIn

Vidéo à la Une
La souffrance au travail.
La souffrance au travail. €
Publié par Pierre DESMONT le 12/05/2014 à 13:19