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Prise d'acte de la rupture

Rédigé le Lundi 12 Avril 2010 à 10:42 | Lu 1146 fois modifié le Lundi 12 Avril 2010 - 10:43


La prise d'acte n'est justifiée qu'en cas de manquement grave empêchant la poursuite du contrat de travail


Prise d'acte de la rupture




Lorsqu'un salarié prend acte de la rupture de son contrat de travail, cette prise d'acte ne produit les effets d'un licenciement sans cause réelle et sérieuse que si elle est justifiée. Il faut donc que l'employeur ait commis de graves manquements à ses obligations contractuelles : défaut de paiement des salaires (cass. soc. 6 juillet 2004, n° 02-42642 D), non-respect des règles d'hygiène et de sécurité (cass. soc. 29 juin 2005, n° 03-44412, BC V n° 219), violences physiques (cass. soc. 30 octobre 2007, n° 06-43327, BC V n° 177), etc.

La Cour de cassation affine aujourd'hui la définition de la prise d'acte justifiée en précisant qu'elle permet au salarié de rompre le contrat en cas de manquement suffisamment grave de l'employeur « qui empêche la poursuite du contrat de travail ». Cette exigence apparaissait en filigrane dans la plupart des décisions relatives à des prises d'acte, mais n'avait à notre connaissance jamais été érigée en principe.

C'est ainsi que la Cour de cassation a estimé qu'une salariée n'était pas fondée à prendre acte de la rupture, au seul motif que l'employeur avait tardé à valider son projet de reclassement externe, présenté dans le cadre d'un plan de sauvegarde de l'emploi. Ce manquement ne faisant pas obstacle à la poursuite du contrat de travail, la prise d'acte devait en conséquence produire les effets d'une démission.

Cass. soc. 30 mars 2010, n° 08-44236 FSPB


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Octobre 2026 : analyser, décider et préparer 2027

Le mois d'octobre constitue une période stratégique pour le Comité social et économique. Après la rentrée et la programmation des travaux du dernier trimestre, les élus disposent désormais des premiers éléments permettant d'analyser la situation économique et sociale de l'entreprise et de préparer les décisions qui structureront 2027.

L'objectif n'est donc pas d'accumuler des questions à l'ordre du jour. Il s'agit de sélectionner les sujets correspondant réellement à la situation de l'entreprise et de les traiter selon une méthode structurée : fondement juridique, informations nécessaires, questions à poser, résultat attendu et suivi des engagements.

Instant-CSE recommande également de poursuivre l'utilisation du relevé de décisions, afin que chaque engagement pris lors de la réunion puisse être suivi lors du CSE suivant.

Pierre DESMONT
24/09/2026



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