Menu

Prendre rendez-vous pour une consultation gratuite
Inscription à la newsletter

Accompagner les transformations du travail en sécurisant le dialogue social, la santé au travail et les relations humaines.



Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Quelle est la durée d'une mise à pied conservatoire ?

Rédigé le Mercredi 15 Avril 2009 à 14:25 | Lu 1174 fois modifié le Mercredi 15 Avril 2009 - 14:29



Selon que la mise à pied est diciplinaire ou conservatoire, sa durée en est prédéterminée ou non.


Mises à pied conservatoire et disciplinaire sont deux procédures bien différentes.
La mise à pied disciplinaire constitue une sanction, elle a une durée déterminée à l'avance pendant laquelle le salarié ne travaille pas et n'est pas rémunéré. On parle aussi de « mise à pied sanction ». En revanche, la mise à pied conservatoire est une mesure conservatoire (donc une mesure de précaution) en vue d'un licenciement nécessairement pour faute grave ou lourde. Le salarié « sort » de l'entreprise pendant que l'employeur mène la procédure de licenciement : elle n'a donc pas de durée prédéterminée à l'avance.

Toutefois, la Cour de cassation ne lie plus le caractère conservatoire de la mise à pied à la nécessité d'une durée indéterminée. Dans cette affaire, un salarié est convoqué pour un entretien préalable à un éventuel licenciement avec une mise à pied conservatoire de 3 jours correspondant au délai entre la convocation et le jour de l'entretien. A la suite de cet entretien, il est licencié pour faute grave. Les juges du fond, saisis par le salarié, estiment que la mise à pied prononcée pour une durée déterminée de trois jours est en fait une mise à pied disciplinaire. Or, comme il est impossible à l'employeur de sanctionner 2 fois les mêmes faits, le licenciement devait être annulé puisqu'il était une seconde sanction des mêmes faits.

La Cour de cassation censure la décision : une mise à pied prononcée par l'employeur dans l'attente de sa décision dans le cadre d'une procédure de licenciement, engagée en même temps, a bien un caractère conservatoire.

La Cour de cassation avait déjà admis le caractère conservatoire d'une mise à pied notifiée lors de la convocation à un entretien préalable et dont l'employeur avait fixé le terme à la date de cet entretien (Cass. soc., 27 nov. 2007, no 06-42.547).





Nouveau commentaire :

Ordre du jour | Cassation | Actualité | 📘 Livre blanc | Code CSE | Mission économique | Mission SSCT | Contact | Outre-mer | Santé au travail | IA et transformation du travail | FPH | QVCT & obligations légales | Dialogue & Négociation | Les grands dossiers d’Instant-CSE | Management RH, santé au travail et DUERP


Projet d’ordre du jour – Réunion CSE – Mai 2026

De l’analyse des données à la prise de position : un mois clé pour affirmer le rôle du CSE

Mai est le mois où les élus du CSE doivent passer d’une posture d’analyse à une posture d’influence.

Après les consultations économiques et sociales engagées en mars et avril, la réunion de mai permet de tirer des conclusions, de formaliser un avis et surtout de s’assurer que les décisions prises se traduisent concrètement pour les salariés. Entre suivi des négociations, analyse des impacts sociaux et anticipation des risques liés à l’organisation du travail, les enjeux sont multiples.

👉 Pour répondre à ces attentes, les élus doivent être en capacité de comprendre les données, mais aussi de les exploiter efficacement, ce qui rend l’accompagnement et la formation particulièrement stratégiques à ce stade de l’année.

Pierre DESMONT
16/04/2026



Derniers tweets

Suivez-nous
Facebook
Twitter
Rss
Mobile

Vidéo à la Une
La souffrance au travail.
La souffrance au travail. €
Publié par Pierre DESMONT le 12/05/2014 à 13:19