Menu


Vous êtes élu du CSE ou Direction / RH ?

Accédez directement aux informations, ressources et accompagnements correspondant à vos enjeux.



Instant-CSE accompagne les élus, les directions et les services RH dans l’exercice des missions du CSE, la prévention des risques professionnels, la gestion des relations sociales et la résolution des tensions au travail.

Nos accompagnements en relations sociales Nos accompagnements en santé au travail Échanger gratuitement avec un expert

Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Val-de-Marne : traitement choc de Sanofi

Rédigé le Mercredi 2 Avril 2008 à 10:56 | Lu 1374 fois modifié le Mercredi 2 Avril 2008 - 10:58


C’est un «virage stratégique» vers les biotechnologies qui va coûter quelques centaines d’emplois chez Sanofi-Aventis.


Val-de-Marne : traitement choc de Sanofi
Annoncé hier en comité central d’entreprise, le «plan de reconversion» du site de production de médicaments de Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne) va se traduire dans les quatre prochaines années par la suppression «d’environ la moitié» des 661 emplois selon la direction de l’entreprise. 471 selon la CGT, qui soutient que la facture sociale de cette modernisation sera bien plus salée. Un chiffre auquel il faut ajouter les 250 à 300 emplois en sous-traitance directement touchés par la fermeture des activités de fermentation pour la production d’antibiotiques et de chimie organique. Seule rescapée à Vitry, la production de l’anticancéreux Taxotere, un des médicaments phares de Sanofi.

«Pipe». Parallèlement, 106 emplois devraient être créés dans ce futur «pôle biotechnologique», appelé à devenir le premier de France du laboratoire dans ce secteur. Sanofi-Aventis devrait y fabriquer des molécules issues de la culture cellulaire lorsque ces dernières, aujourd’hui dans le «pipe» des produits en développement, auront obtenu leur autorisation de mise sur le marché. Un «projet industriel» prévu qu’en 2011, et qui va se traduire par un investissement de plus de 100 millions d’euros, selon Philippe Luscan, directeur industriel de la chimie.

Dans cette entreprise en plein chambardement, mais réputée pour la «qualité» de sa gestion sociale, selon un porte-parole, on promet de tout faire pour éviter les licenciements. Des mesures de reclassement et de départs volontaires seront proposées, ainsi que des congés de fin de carrière et des préretraites.

Le quatrième «pharma» mondial, qui emploie 28 000 personnes en France et près de 10 0 000 dans le monde, justifie cette restructuration par des coûts de production trop élevés à Vitry et le fait que l’usine, à proximité d’habitations, pose des problèmes de pollution. Le site est classé Seveso II à cause de substances potentiellement dangereuses utilisées pour la production. Un risque qui a valu à Sanofi des rappels à l’ordre des autorités pour une mise aux normes des installations.

Au-delà des problèmes spécifiques du site, plusieurs syndicats jugent que le plan vise avant tout à «diminuer les coûts salariaux pour augmenter la rentabilité financière», comme l’explique la CGT. Accompagnés d’élus communistes venus plaider la cause d’une «cohabitation complémentaire de la production industrielle et de la recherche à Vitry», une centaine de salariés ont manifesté hier devant le siège de Sanofi chimie à Antony (Hauts-de-Seine) à l’appel de la CGT, FO et SUD. Mais pas de la CFDT, qui «savait ce site menacé depuis un certain temps, la chimie en ville n’étant plus possible et le site ne bénéficiant d’aucun nouveau produit».

Bénéfice. Lors de la présentation des résultats 2007, qui se sont traduits par une hausse du bénéfice de 1 %, à 7,1 milliards d’euros, le directeur général, Gérard Le Fur, avait indiqué qu’il n’y aurait pas de restructuration d’envergure, mais plutôt l’application de «mesures d’adaptation sélectives». Celles-ci ont abouti à la suppression de 1 798 postes de commerciaux entre 2005 et 2007, ramenant leurs effectifs à 35 629 personnes.


Nouveau commentaire :

Ordre du jour | Cassation | Actualité | Conseil en relations sociales | Santé au travail et QVCT | Médiation et dialogue social | Formations CSE par convention collective | Outre-mer | Dossiers de travail | Les Rencontres INSTANT CSE – Colloques et journées d’étude



Projet d’ordre du jour CSE – Septembre 2026

Rentrée sociale 2026 : références juridiques, consultations obligatoires, BDESE, santé au travail et suivi des décisions pour aider les élus du CSE à préparer leurs questions, anticiper les échéances et structurer le dialogue avec l’employeur.

La réunion du CSE de septembre 2026 ouvre une période déterminante pour le dialogue social. Après la période estivale, les élus doivent à la fois assurer le suivi des décisions prises, analyser les premiers enseignements sociaux de l’année et préparer les consultations du dernier trimestre. Mise à jour de la BDESE, politique sociale, situation économique et financière, orientations stratégiques, évolution des emplois et des compétences, santé et conditions de travail : autant de sujets qui nécessitent une préparation en amont. Pour accompagner les représentants du personnel, Instant-CSE propose un projet d’ordre du jour commenté qui associe, pour chaque point, les références juridiques, les enjeux pour le CSE, une formulation prête à inscrire à l’ordre du jour et des questions concrètes à poser à l’employeur. Le relevé de décisions complète cette méthode afin de suivre, d’une réunion à l’autre, les engagements pris et les actions restant à réaliser.

Pierre DESMONT
18/08/2026



Suivez-nous
X
LinkedIn