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François Fillon s'en prend à l'extrême gauche "qui souffle sur les braises de l'affrontement social"

Rédigé le Mardi 7 Avril 2009 à 16:17 | Lu 606 fois modifié le Mercredi 8 Avril 2009 - 16:21



François Fillon s'est vivement attaqué à la gauche et surtout à l'extrême gauche, qu'il a accusée mardi de souffler "sur les braises de l'affrontement social" et d'être complaisante avec les manifestations violentes. Le Premier ministre a appelé les Français à choisir le civisme, le dialogue social et à "refuser la logique de la violence".
"Face à une extrême gauche qui souffle sur les braises de l'affrontement social, nous devons en appeler à l'unité nationale", a demandé le chef du gouvernement dans un discours à Matignon devant les parlementaires de la majorité.
Le Premier ministre a dénoncé les violences qui ont émaillé les conflits sociaux ces dernières semaines, en particulier les séquestrations de dirigeants d'entreprises qui avaient décidé des fermetures ou des plans sociaux. "On ne gagne rien à prendre en otage un chef d'entreprise dont le carnet de commande est vide", a-t-il affirmé, prévenant que "le respect de l'intégrité des personnes, de leur liberté d'aller et venir n'est pas négociable".
"Qu'est-ce que c'est que cette histoire d'aller séquestrer des gens? On est dans un Etat de droit, il y a une loi qui s'applique, je la ferai respecter", avait déjà averti Nicolas Sarkozy à la mi-journée lors d'un déplacement dans les Bouches-du-Rhône. Selon deux sondages rendus publics mardi, les Français sont très partagés sur ces séquestrations, qu'une majorité des sondés dit comprendre.
François Fillon a aussi dénoncé les "voyous" qui ont commis des violences en marge des manifestations contre l'OTAN à Strasbourg et d'une manifestation nationaliste à Bastia samedi. "L'Etat et la justice seront sans complaisance à leur égard", a-t-il averti.
"Je ne vois aucune justification à leurs actes et je n'accepte aucune confusion dans la désignation des responsables", a ajouté le chef du gouvernement, dans une nouvelle critique implicite de l'opposition de gauche et d'extrême gauche, qui a dénoncé le rôle des forces de l'ordre dans l'encadrement des manifestants violents à l'occasion du sommet de l'OTAN.
"Aujourd'hui, j'invite nos concitoyens, malgré leurs inquiétudes, à refuser la logique de la violence", a-t-il dit, ajoutant à l'intention de "ceux qui instrumentalisent ces inquiétudes pour justifier cette violence" que "la légalité républicaine s'exercera pleinement et fermement".
A cette dénonciation de la violence sociale, François Fillon a ajouté une nouvelle attaque plus directe contre les socialistes "qui tentent par tous les moyens de dévitaliser notre victoire de 2007". Il a dénoncé la "démagogie" de l'opposition qui juge insuffisantes les réponses du gouvernement à la crise.
"Toute crise est malheureusement propice aux idées simplistes et aux postures caricaturales", a-t-il déploré, mais "ce n'est pas en courant derrière les idées de l'extrême gauche que l'on sortira le pays de la crise".
François Fillon a d'ailleurs écarté l'idée de "légiférer sur tous les hauts revenus", pour ne pas "stigmatiser tous ceux qui réussissent en France". Le gouvernement a déjà annoncé qu'il reprendrait l'amendement parlementaire pour encadrer par la loi les rémunérations variables des patrons des entreprises aidées par l'Etat.
François Fillon a aussi profité de son discours pour remettre Ségolène Royal à sa place, l'invitant "à faire preuve de plus de retenue et de dignité lorsqu'elle évoque la France et ses autorités dans le monde". La candidate socialiste à la dernière présidentielle a créé une vive polémique en demandant "pardon" aux Africains pour le discours de Nicolas Sarkozy à Dakar en juillet 2007.


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