Menu


Rencontrez INSTANT CSE lors de nos colloques

Échangez avec nos experts et repartez avec des réponses concrètes pour exercer votre mandat.

Découvrir nos colloques

Vous êtes élu du CSE ou Direction / RH ?

Accédez directement aux informations, ressources et accompagnements correspondant à vos enjeux.



Instant-CSE accompagne les élus, les directions et les services RH dans l’exercice des missions du CSE, la prévention des risques professionnels, la gestion des relations sociales et la résolution des tensions au travail.

Nos accompagnements en relations sociales Nos accompagnements en santé au travail Échanger gratuitement avec un expert

Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Informatique au travail : les droits en matière de santé du salarié

Rédigé le Lundi 16 Juillet 2007 à 11:03 | Lu 2158 fois modifié le Lundi 16 Juillet 2007 - 11:07


Mieux vivre avec son ordinateur : témoignage d'un spécialiste


Informatique au travail : les droits en matière de santé du salarié
« Depuis 1991, un décret fixe aux employeurs les obligations technique, médicale et organisationnelle concernant l’ordinateur. Il s’applique aux salariés utilisant un ordinateur « durant une partie non négligeable de leur temps de travail » - c’est à dire la majorité du temps

Tout employeur doit analyser les risques professionnels dus à l’ordinateur et identifier les mesures à prendre en réponse à ces risques. En principe, ces mesures doivent être mises en œuvre dés qu’elles ont été acceptées, étant précisé qu’un délai raisonnable est accordé pour le temps de la mise en œuvre.

L’employeur, s’il n’est pas garant de l’ordinateur lui-même – en cas de vices de sécurité, il peut se retourner contre le fabricant -, est garant de son utilisation à l’intérieur de l’entreprise, ainsi que des moyens complémentaires facilitant sa mise à disposition du personnel.

Il faut savoir que si l’employeur n’a pas prévu l’alternance entre travail sur l’ordinateur et tâches sans écran de visualisation, le salarié a droit à des pauses spécifiques – hors les pauses classiques, variables en fonction des postes occupés– dont la durée n’est ni fixée par décret, ni par circulaire du Ministère.

Ces pauses spécifiques permettent en particulier de reposer les yeux et le dos, sollicités par le travail sur écran.

L’employé n’est pas censé connaître les règles d’utilisation de l’ordinateur. Cette information de l’employeur est à charge pour l’employeur. Elle concerne trois points : le temps de pause spécifique supplémentaire accordé – obligation technique -, l’information sur l’utilisation et les risques liés à l’utilisation de l’ordinateur – ainsi que la formation au poste de travail – obligation organisationnelle – et enfin la prévention des problèmes de santé - obligation médicale -.

Concernant l’obligation technique, comme pour d’autres domaines liés à l’ordinateur tels l’usage d’Internet à l’intérieur de l’entreprise ou la mise à disposition des moyens informatiques, il est généralement préconisé l’adoption d’une charte pour définir les modalités pratiques du respect des doits et obligations issues du décret précité, et notamment le temps de pause spécifique supplémentaire accordé.

Concernant l’obligation organisationnelle, l’employeur doit, dans un premier temps, établir la liste des problèmes. Comme, par exemple, veiller à ce qu’un logiciel développé pour l’entreprise soit ergonomique, facile de compréhension et adapté à la compétence du salarié. C’est à dire limiter son « taux de pénibilité ». Ou encore donner à l’employé une formation sur les logiciels qu’ils utilisent dans le cadre de son travail.

Concernant l’obligation de nature médicale, il existe un examen spécifique à réaliser à la Médecine du Travail lors de l’usage d’un ordinateur en entreprise : l’examen des yeux. Cette initiative est à la charge de l’employeur. En outre, Si un employé se plaint de son poste de travail, il doit effectuer une visite à la Médecine du Travail. A l’issue de cet examen, aucune charge financière ne doit peser sur l’employé lorsque les frais sont liés à des dispositifs dépassant les dispositifs normaux, comme un clavier sous la table, un filtre à écran ou même un dispositif de correction comme une chaise coquée permettant de régler son siège.

L’employé dispose de recours en cas de non-respect de ces obligations. Il peut déjà, de sa propre initiative, consulter la médecine du travail, dont les coordonnées sont tenus d’être affichées sur le lieu du travail. Il peut engager une procédure correctionnelle – contre son responsable direct ou contre l’entreprise en tant que telle, par exemple dans le cadre des « maladies involontaires ».

De son côté, l’employeur peut se retourner contre le fabricant, notamment sur le fondement d’études médicales mettant en évidence que le matériel concerné n’était pas conforme à « l’état de l’art » et/ou aux normes en vigueur - qui tient compte des outils disponibles sur le marché -. Le fabricant est tenu d’informer l’acheteur des risques.

Par prévention, une charte spécifique sur « la sécurité de l’utilisation des moyens » peut être rédigée et adoptée dans le respect des procédures à l’égard des représentants du personnel.

Côté employé, il faut rappeler que tout salarié peut solliciter une visite à la Médecine du Travail en cas de troubles de santé ressentis sur le lieu du travail. Et de revendiquer les modifications de conditions de travail nécessaires, sur la base des prescriptions du médecin du travail.

Tout ce qui relève d’une éventuelle nuisance sur le lieu du travail – odeurs plantes, aménagement du Feng Shui -, et sans prescription médicale, l’employeur peut les refuser si elle présente un risque ou une nuisance dans l’organisation du travail. Mais un employé qui se rendait en bermuda à son travail en raison de la chaleur a été licencié.

Certes, les nouvelles technologies sont de plus en plus utilisées au quotidien et l’on arrive comme à un âge de maturité pour les problèmes qu’elles engendrent. Mais la préoccupation de santé constitue un mouvement général de la société actuelle, relayé par le projet de loi Kouchner sur la démocratie sanitaire ou l’exigence des citoyen vis-à-vis des fabricants de médicaments - les contentieux en matière de responsabilité médicale ont triplé cette année selon une compagnie d’assurances -, voire le succès des sites de santé.

Ce mouvement résulte d’une tendance générale à la primauté donnée au capital santé par les citoyens/patients/assurés sociaux, devenus en quelques années des « consommateurs de soins », plus que jamais mobilisés par leur état de santé. »


Ordre du jour | Cassation | Actualité | Conseil en relations sociales | Santé au travail et QVCT | Médiation et dialogue social | Formations CSE par convention collective | Outre-mer | Dossiers de travail | Les Rencontres INSTANT CSE – Colloques et journées d’étude




Projet d'ordre du jour CSE – Octobre 2026

Octobre 2026 : analyser, décider et préparer 2027

Le mois d'octobre constitue une période stratégique pour le Comité social et économique. Après la rentrée et la programmation des travaux du dernier trimestre, les élus disposent désormais des premiers éléments permettant d'analyser la situation économique et sociale de l'entreprise et de préparer les décisions qui structureront 2027.

L'objectif n'est donc pas d'accumuler des questions à l'ordre du jour. Il s'agit de sélectionner les sujets correspondant réellement à la situation de l'entreprise et de les traiter selon une méthode structurée : fondement juridique, informations nécessaires, questions à poser, résultat attendu et suivi des engagements.

Instant-CSE recommande également de poursuivre l'utilisation du relevé de décisions, afin que chaque engagement pris lors de la réunion puisse être suivi lors du CSE suivant.

Pierre DESMONT
24/09/2026



Suivez-nous
X
LinkedIn