Menu



Instant-CSE accompagne les élus, les directions et les services RH dans l’exercice des missions du CSE, la prévention des risques professionnels, la gestion des relations sociales et la résolution des tensions au travail.

Nos accompagnements en relations sociales Nos accompagnements en santé au travail Échanger gratuitement avec un expert

Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Licenciement

Rédigé le Lundi 7 Janvier 2008 à 12:02 | Lu 937 fois modifié le Mardi 3 Juin 2008 - 11:42


Vie privée, vie professionnelle : la frontière est parfois mince


Engagée en qualité de secrétaire d'un cabinet d'avocat, une salariée a été licenciée. Estimant son licenciement injustifié, elle a saisi la juridiction prud'homale.

Les premiers juges lui donnent raison : la salariée avait été licenciée en raison d'un épisode survenu en dehors du temps et du lieu de travail, au cours duquel elle avait eu, vis à vis de son employeur, un comportement injurieux et violent. Cet épisode, provoqué par des dissensions liées à leurs relations de couple, appartenait à la sphère de la vie privée. Le licenciement n'était donc pas fondé.

La Cour de cassation ne partage pas cette analyse : la lettre de licenciement mentionnait un comportement de la salariée qui, compte tenu notamment de la très petite structure du cabinet d'avocat, ne pouvait qu'avoir des conséquences sur l'exécution des relations contractuelles. Par conséquent, les juges du fond auraient dû rechercher si le comportement de la salariée, évoqué dans la lettre de licenciement, n'avait pas causé un trouble objectif caractérisé au sein de l'entreprise.

Rappelons qu'en principe, un salarié ne peut pas être licencié pour une cause tirée de sa vie personnelle, sauf si son comportement, compte tenu de ses fonctions et de la finalité propre de l'entreprise, crée un trouble caractérisé au sein de cette dernière (cass. soc. 16 décembre 1998, n° 96-43540, BC V n° 559). Dans cette situation, le licenciement ne peut pas être prononcé pour un motif disciplinaire, car un fait de la vie privée ne constitue pas un manquement aux obligations résultant du contrat de travail (cass. soc. 16 décembre 1997, n° 95-41326, BC V n° 441).

Ordre du jour | Cassation | Actualité | Conseil en relations sociales | Santé au travail et QVCT | Médiation et dialogue social | Formations CSE par convention collective | Outre-mer | Dossiers de travail | Les Rencontres INSTANT CSE – Colloques et journées d’étude



Projet d’ordre du jour CSE – Septembre 2026

Rentrée sociale 2026 : références juridiques, consultations obligatoires, BDESE, santé au travail et suivi des décisions pour aider les élus du CSE à préparer leurs questions, anticiper les échéances et structurer le dialogue avec l’employeur.

La réunion du CSE de septembre 2026 ouvre une période déterminante pour le dialogue social. Après la période estivale, les élus doivent à la fois assurer le suivi des décisions prises, analyser les premiers enseignements sociaux de l’année et préparer les consultations du dernier trimestre. Mise à jour de la BDESE, politique sociale, situation économique et financière, orientations stratégiques, évolution des emplois et des compétences, santé et conditions de travail : autant de sujets qui nécessitent une préparation en amont. Pour accompagner les représentants du personnel, Instant-CSE propose un projet d’ordre du jour commenté qui associe, pour chaque point, les références juridiques, les enjeux pour le CSE, une formulation prête à inscrire à l’ordre du jour et des questions concrètes à poser à l’employeur. Le relevé de décisions complète cette méthode afin de suivre, d’une réunion à l’autre, les engagements pris et les actions restant à réaliser.

Pierre DESMONT
18/08/2026



Suivez-nous
X
LinkedIn

Vidéo à la Une
La souffrance au travail.
La souffrance au travail. €
Publié par Pierre DESMONT le 12/05/2014 à 13:19