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Licenciement

Rédigé le Lundi 7 Janvier 2008 à 12:02 | Lu 935 fois modifié le Mardi 3 Juin 2008 - 11:42


Vie privée, vie professionnelle : la frontière est parfois mince


Engagée en qualité de secrétaire d'un cabinet d'avocat, une salariée a été licenciée. Estimant son licenciement injustifié, elle a saisi la juridiction prud'homale.

Les premiers juges lui donnent raison : la salariée avait été licenciée en raison d'un épisode survenu en dehors du temps et du lieu de travail, au cours duquel elle avait eu, vis à vis de son employeur, un comportement injurieux et violent. Cet épisode, provoqué par des dissensions liées à leurs relations de couple, appartenait à la sphère de la vie privée. Le licenciement n'était donc pas fondé.

La Cour de cassation ne partage pas cette analyse : la lettre de licenciement mentionnait un comportement de la salariée qui, compte tenu notamment de la très petite structure du cabinet d'avocat, ne pouvait qu'avoir des conséquences sur l'exécution des relations contractuelles. Par conséquent, les juges du fond auraient dû rechercher si le comportement de la salariée, évoqué dans la lettre de licenciement, n'avait pas causé un trouble objectif caractérisé au sein de l'entreprise.

Rappelons qu'en principe, un salarié ne peut pas être licencié pour une cause tirée de sa vie personnelle, sauf si son comportement, compte tenu de ses fonctions et de la finalité propre de l'entreprise, crée un trouble caractérisé au sein de cette dernière (cass. soc. 16 décembre 1998, n° 96-43540, BC V n° 559). Dans cette situation, le licenciement ne peut pas être prononcé pour un motif disciplinaire, car un fait de la vie privée ne constitue pas un manquement aux obligations résultant du contrat de travail (cass. soc. 16 décembre 1997, n° 95-41326, BC V n° 441).

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Ordre du jour – Réunion CSE Juin 2026

Anticiper les risques, sécuriser les pratiques et préparer les enjeux sociaux du second semestre : les priorités du CSE en juin 2026

Le mois de juin constitue un moment stratégique pour les élus du Comité social et économique. Entre l’organisation de la période estivale, l’analyse des indicateurs sociaux du premier semestre et les nouvelles obligations réglementaires touchant les employeurs, les SPSTI et les CSE, les élus doivent renforcer leur capacité d’analyse et d’anticipation.
Cette réunion doit permettre d’identifier les risques organisationnels, de sécuriser juridiquement les pratiques du CSE et de mieux comprendre les évolutions réglementaires susceptibles d’avoir un impact sur les salariés, notamment en matière de santé au travail et de prévention de la désinsertion professionnelle.

👉 Plus que jamais, les élus doivent être en capacité de relier les données économiques, sociales et réglementaires afin d’exercer pleinement leur rôle dans le dialogue social.

Pierre DESMONT
22/05/2026



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