Menu


Rencontrez INSTANT CSE lors de nos colloques

Échangez avec nos experts et repartez avec des réponses concrètes pour exercer votre mandat.

Découvrir nos colloques

Vous êtes élu du CSE ou Direction / RH ?

Accédez directement aux informations, ressources et accompagnements correspondant à vos enjeux.



Instant-CSE accompagne les élus, les directions et les services RH dans l’exercice des missions du CSE, la prévention des risques professionnels, la gestion des relations sociales et la résolution des tensions au travail.

Nos accompagnements en relations sociales Nos accompagnements en santé au travail Échanger gratuitement avec un expert

Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Tentative de suicide pendant un arrêt maladie

Rédigé le Jeudi 12 Avril 2007 à 12:13 | Lu 1448 fois modifié le Jeudi 12 Avril 2007 - 17:16


Accident du travail durant un arrêt de travail : Du neuf


Tentative de suicide pendant un arrêt maladie
La suspension du contrat de travail n'exclut plus la reconnaissance d'un accident du travail. Les juges reviennent sur leur position et estiment qu'un accident survenu durant un arrêt du travail peut être un accident du travail.

Accident du travail durant un arrêt maladie

Ancienne jurisprudence. - Jusqu'à présent le caractère professionnel de l'accident supposait que celui-ci soit survenu en cours d'exécution du contrat de travail, à un moment et dans un lieu où le salarié se trouvait sous le contrôle et l'autorité de son employeur.
Ainsi, l'accident survenu durant une mise à pied ou une grève n'a pas été jusqu'ici considéré comme ayant un caractère professionnel (cass. soc. 4 octobre 1979, n° 78-13802, BC V n° 697 et 13 mars 1969, BC V n° 185).

Nouvelle jurisprudence. - La Cour de cassation décide pour la première fois qu'un accident qui se produit à un moment où le salarié ne se trouve plus sous la subordination de l'employeur constitue un accident du travail dès lors que le salarié établit qu'il est survenu par le fait du travail (cass. civ., 2e ch., 22 février 2007, n° 05-13771 FPBRI).
Au salarié de prouver l'imputabilité

Les juges précisent qu'en cas de suspension du contrat de travail, la présomption d'imputabilité ne peut pas jouer. Il appartient au salarié de prouver que l'accident est dû au travail. En l'espèce, ils ont relevé des faits sérieux, graves et concordants établissant que l'accident était bien dû au travail et notamment à la pression constante de l'employeur sur le volume de travail à effectuer et la rapidité d'exécution.

Faute inexcusable de l'employeur

L'employeur a été aussi condamné pour faute inexcusable. En effet, l'équilibre psychologique du salarié avait été gravement compromis à la suite de la dégradation continue des relations de travail et du comportement de l'employeur. Ces éléments caractérisent le fait que l'employeur avait ou aurait dû avoir conscience du danger auquel était exposé son salarié et qu'il n'a pas pris les mesures pour l'en préserver.
L'affaire

Un prothésiste avait tenté de se suicider en se défenestrant à son domicile, alors qu'il était depuis plusieurs semaines en arrêt maladie pour syndrome dépressif. Les juges ont décidé que l'accident devait être pris en charge par la caisse de sécurité sociale comme accident du travail même si le salarié n'était pas à l'époque des faits sous la subordination de l'employeur (cass. civ., 2e ch., 22 février 2007, n° 05-13771 FPBRI).


Dans la même rubrique :
< >

Samedi 2 Janvier 2010 - 16:55 La stratégie européenne 2007-2012

Ordre du jour | Cassation | Actualité | Conseil en relations sociales | Santé au travail et QVCT | Médiation et dialogue social | Formations CSE par convention collective | Outre-mer | Dossiers de travail | Les Rencontres INSTANT CSE – Colloques et journées d’étude




Projet d'ordre du jour CSE – Octobre 2026

Octobre 2026 : analyser, décider et préparer 2027

Le mois d'octobre constitue une période stratégique pour le Comité social et économique. Après la rentrée et la programmation des travaux du dernier trimestre, les élus disposent désormais des premiers éléments permettant d'analyser la situation économique et sociale de l'entreprise et de préparer les décisions qui structureront 2027.

L'objectif n'est donc pas d'accumuler des questions à l'ordre du jour. Il s'agit de sélectionner les sujets correspondant réellement à la situation de l'entreprise et de les traiter selon une méthode structurée : fondement juridique, informations nécessaires, questions à poser, résultat attendu et suivi des engagements.

Instant-CSE recommande également de poursuivre l'utilisation du relevé de décisions, afin que chaque engagement pris lors de la réunion puisse être suivi lors du CSE suivant.

Pierre DESMONT
24/09/2026



Suivez-nous
X
LinkedIn