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Rupture conventionnelle : comprendre le traitement fiscal et social des indemnités en 2025


Rédigé le Mercredi 22 Janvier 2025 à 09:17 | Lu 654 fois | 0 commentaire(s) modifié le Mercredi 22 Janvier 2025 - 09:22


La rupture conventionnelle est un mode de rupture du contrat de travail à l’amiable qui séduit de nombreux salariés et employeurs. En 2025, son cadre fiscal et social reste une question cruciale, notamment pour les élus du comité social et économique (CSE) qui jouent un rôle de conseil auprès des salariés. Voici ce qu’il faut savoir, illustré par des exemples chiffrés.


Rupture conventionnelle : comprendre le traitement fiscal et social des indemnités en 2025
Rupture conventionnelle : comprendre le traitement fiscal et social des indemnités en 2025

Rupture conventionnelle : comprendre le traitement fiscal et social des indemnités en 2025

 

La rupture conventionnelle est un mode de rupture du contrat de travail à l’amiable qui séduit de nombreux salariés et employeurs. En 2025, son cadre fiscal et social reste une question cruciale, notamment pour les élus du comité social et économique (CSE) qui jouent un rôle de conseil auprès des salariés. Voici ce qu’il faut savoir, illustré par des exemples chiffrés.

Qu’est-ce que la rupture conventionnelle ?

La rupture conventionnelle permet à l'employeur et au salarié de se séparer d’un commun accord, avec une indemnité qui bénéficie d’un régime fiscal et social spécifique. Cette indemnité est au cœur des préoccupations, car elle doit respecter des seuils d'exonération.

Le traitement fiscal et social en 2025

  1. Exonération de l’impôt sur le revenu :
    L’indemnité de rupture conventionnelle est exonérée d’impôt sur le revenu dans la limite de deux plafonds :
    • Le montant de l’indemnité légale ou conventionnelle, selon celui qui est le plus avantageux.
    • Deux fois la rémunération annuelle brute du salarié ou 77 580 € (plafond de la Sécurité sociale pour 2025).
  2. Charges sociales :
    • Exonération des cotisations sociales dans la limite de l’indemnité légale ou conventionnelle.
    • Les indemnités supérieures à six fois le plafond annuel de la Sécurité sociale (PASS, soit 309 960 €) sont soumises à la CSG-CRDS dès le premier euro.

Exemples pratiques

Exemple 1 : Un salarié avec 10 ans d’ancienneté et un salaire brut de 2 500 € mensuels.

  • Indemnité légale : 10 ans × 1/4 de mois de salaire = 6 250 €.
  • Indemnité perçue : 10 000 € (supérieure à l’indemnité légale).
  • Traitement fiscal :
    • Montant exonéré d’impôt : 6 250 €.
    • Montant soumis à l’impôt : 3 750 €.
  • Traitement social :
    • Exonération totale des cotisations sociales.
    • CSG-CRDS sur 3 750 €.

Exemple 2 : Une cadre avec un salaire annuel brut de 100 000 € et 20 ans d’ancienneté.

  • Indemnité légale : 1/4 de mois par année d’ancienneté = 50 000 €.
  • Indemnité perçue : 120 000 €.
  • Traitement fiscal :
    • Exonération jusqu’à 77 580 €.
    • 42 420 € soumis à l’impôt.
  • Traitement social :
    • Exonération des cotisations sociales sur 77 580 €.
    • CSG-CRDS sur 42 420 €.

Rôle du CSE

Les élus du CSE doivent :

  • Sensibiliser les salariés aux implications fiscales et sociales de leur indemnité.
  • Vérifier que l’indemnité proposée respecte les seuils légaux.
  • Orienter les salariés vers un expert pour éviter les mauvaises surprises fiscales.


En 2025, bien comprendre le traitement fiscal et social des indemnités de rupture conventionnelle est essentiel. Grâce à ces informations et à des exemples concrets, les élus du CSE pourront mieux accompagner les salariés dans cette démarche.




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