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😃 C’est par le renforcement du dialogue social que les salariés et l’entreprise peuvent organiser la reprise.



C’est par le renforcement du dialogue social que les salariés et l’entreprise peuvent organiser la reprise.
C’est par le renforcement du dialogue social que les salariés et l’entreprise peuvent organiser la reprise.
La crise sanitaire que nous traversons devrait impacter l’avenir concernant l’organisation du temps de travail, ainsi que celle des situations de travail. Les entreprises ont réadapté en urgence leur organisation pour faire face à cette pandémie, en urgence et faisant pour certaines l’impasse de la consultations instances représentatives du personnel, en expliquant que les élus étaient en activité partielle.
 
Cette situation répond à deux enjeux : L’entreprise doit protéger, la santé physique et mentale de ses salariés mais doit également maintenir la pérennité et la vitalité de leur activité. Pour cela elle met en place une organisation du travail « d’urgence Â» faite par hésitation dans une démarche que les pouvoirs publics ont relayée par le biais d’ordonnances. Ce qui permet de prendre des décisions dans le cadre de leur pouvoir de direction, sans passer par un accord, ni même par un dialogue avec les partenaires sociaux.
 
De leur côté les partenaires sociaux, ont rapidement validé l’organisation des réunions du CSE, en utilisant les outils de vidéoconférence.  ZOOM, SKYPE , et autre logiciel sont devenus désormais des outils indispensables. Ainsi des réunions ont été tenues, des échanges écrits pendant la réunion, des accords ont été trouvés, des désaccords ont été exprimés. Une véritable dynamique dans cet échange de relations sociales. Les entreprises ont fermé leurs porte et le télétravail est devenue une généralité pour celle qui pouvait. Pour les autres la mise en activité partielle est devenue le moyen de maintenir leur pérennité.  Cette mise en télétravail subi en confiné, sans aucune préparation des salariés deviendra la vitrine du mal-être des salariés, de la dégradation relationnelle si aucune action est mise en place dès la reprise de l’activité.

Le télétravail : la vitrine du mal-être du travail confiné

Le télétravail a beau être de plus en plus répandu en France, sa mise en œuvre complète dans la situation actuelle de crise sanitaire représente une réelle épreuve. Alors que le télétravail pendulaire génère habituellement des gains de productivité moyens de 22% chez les télétravailleurs, la mise en place du télétravail confiné dans le cadre de la crise du Coronavirus amène des conclusions bien différentes. Contraints à travailler de chez eux, plus de 48% des Français confirment avoir des difficultés à s’organiser et à être efficaces. Il faut dire que les conditions de travail parfois précaires (présence d’enfants en bas âge au domicile, confinement dans un espace peu propice au télétravail, aléas du réseau internet, etc.) jouent en défaveur de la productivité individuelle comme collective.
 
La situation actuelle est vouée à laisser des séquelles psychologiques sérieuses. En effet, 37% des hommes et 48% des femmes interrogées pensent avoir besoin d’un accompagnement psychologique pour faire face à la crise du coronavirus. Des chiffres qui corroborent l’étude publiée sur le confinement de Wuhan dans General Psychiatry, qui relève un taux de 35% d’individus touchés par des désordres psychologiques (anxiété, attaques de panique, etc.)

L’étape suivante : Le reprise du travail, le plan de continuité d’activité.

Organiser la reprise d’activité passe par la mise en place du plan de continuité d’activité PCA. Celui-ci décrit la stratégie adoptée pour faire face à des risques, identifiés par ordre de priorité selon leurs impacts et leur plausibilité.
 
Selon divers scénarios de crises, il représente les mesures visant à :
 
  • Organiser la réaction opérationnelle,
  • Assurer le maintien des activités essentielles, éventuellement en mode dégradé, en préservant la santé physique et mental des travailleurs,
  • Organiser la sortie de crise et retrouver un niveau de fonctionnement prédéfini.
 
Il décline cette stratégie en termes de ressources et de procédures documentées qui serviront de références. Le PCA est bien évidemment évolutif : en effet les priorités des entreprises se transforment, notamment en fonction des obligations contractuelles ou réglementaires et de relations avec des partenaires externes, fournisseurs ou clients.
 
Il faudra dans ce PCA, prévoir également l’accompagnement des salariés. La vigilance se porte sur :
 
  • l’anxiété des salariés non immunisés liée à la reprise des contacts sociaux et à la crainte d’être contaminé,
  • les effets de long terme pour ceux qui ont vécu des épisodes de stress intense (notamment si un proche a été malade, voire contaminé par le salarié lui-même qui peut s’en vouloir, ou pire encore s’il a perdu un proche),
  • et bien sûr l’insécurité économique liée à la coagulation des incertitudes.
 
Comment accompagner au mieux ses collaborateurs dans cette période difficile ? Comment faire à distance pour montrer aide et soutien ? Les échanges avec nos clients ainsi que la capitalisation sur les données recueillies dans diverses études scientifiques nous amènent à formuler des recommandations de nature à amortir la sortie de crise et limiter les arrêts de travail post-confinement :
 
  • Demeurer très vigilants vis-à-vis des salariés fragilisés (monoparentalité, précarité, comorbidité, etc.),
  • Monitorer régulièrement ces risques (écoute digitale bimensuelle),
  • Outiller les RRH/managers à l’écoute et au suivi attentif de ces risques,
  • Proposer une assistance relationnelle à la demande ou renforcer les dispositifs existants de soutien,
  • Former un comité de travail pluridisciplinaire pour gérer les cas critiques (médecin, ergonome, RH, CSSCT, CSE, etc.)
  • Équiper les collaborateurs et les managers avec les comportements et techniques susceptibles de les protéger
  • Adopter une communication de crise, régulière et réduisant les incertitudes
  • Donner du sens aux efforts et aux sacrifices des collaborateurs.
 
L’ensemble de ce plan vous permettra de mettre à jour votre document unique d’évaluation des risques. Cela mettra à jour votre plan de prévention.
 
L’ensemble des discussions pour la mise en place du PCA doit se faire avec les partenaires sociaux de l’entreprise. Cela permettra de créer un climat de confiance. Car les salariés devront apprendre à nouveau à avoir confiance dans les procédures mis en place par l’organisation.

Créer le lien par le développement des relations sociales.

En regardant comment on perçoit et se représente les autres et soi-même, comment on peut opérer des changements dans ces représentations, dans les opinions, les attitudes et les comportements, comment se construit une identité personnelle au sein de la société, on parle sans cesse de relation sociale.
 
La relation étant un lien dynamique entre  une personne et une ou plusieurs autres personnes, entre une personne et un ou plusieurs groupes, entre un groupe et un ou plusieurs autres groupes. Elle est dynamique car il s’agit d’un processus de socialisation, d’une entrée dans un ensemble de liens qui détermine la place des uns et des autres dans la relation, qui structure la personne dans sa capacité de communication.
 
Les relations sociales et le dialogue social pèsent parfois lourd dans l’entreprise. Le législateur tend à traduire tout élément du débat public en obligation de négocier. Mais cela passe par le fait d’établir dans l’entreprise un climat de confiance et par le développement de ses compétences émotionnelles : les émotions sont au cÅ“ur des relations et nous sont communes, universelles et tellement contagieuses.
 
Développer ses cinq compétences émotionnelles, c’est-à-dire :
  • Identifier, être capable d’identifier ses émotions (et celles d’autrui).
  • Comprendre, comprendre les causes et conséquences de ses émotions (et de celles d’autrui).
  • Exprimer, être capable d’exprimer ses émotions de manière socialement adaptée et d’aider autrui à le faire.
  • Réguler, savoir gérer son stress et ses émotions (et celles d’autrui) lorsqu’elles sont inadaptées au contexte.
  • Utiliser, utiliser ses émotions (et celles d’autrui) pour faciliter la pensée et l’action.
 
Nous aurons l’occasion de développer cela, lors d’un webinaire sur le sujet. Pour participer à ce webinaire, vous devez vous inscrire en cliquant sur le lien proposer par notre partenaire Leeto.
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Lundi 4 Mai 2020 - 10:20


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