Menu


Instant-CSE accompagne les élus, les directions et les services RH dans l’exercice des missions du CSE, la prévention des risques professionnels, la gestion des relations sociales et la résolution des tensions au travail.

Nos accompagnements en relations sociales Nos accompagnements en santé au travail Échanger gratuitement avec un expert

Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

La représentation du comité social et économique au conseil d’administration

Rédigé le Jeudi 25 Juin 2020 à 11:13 | Lu 1423 fois modifié le Jeudi 25 Juin 2020 - 12:06



La représentation du comité social et économique au conseil d’administration
La représentation du comité social et économique au conseil d’administration

La représentation du comité social et économique au conseil d’administration

Dans les sociétés, deux membres de la délégation du personnel du comité social et économique et appartenant l'un à la catégorie des cadres techniciens et agents de maîtrise, l'autre à la catégorie des employés et ouvriers, assistent avec voix consultative à toutes les séances du conseil d'administration ou du conseil de surveillance, selon le cas (article l 2312-72 du code du travail).

Les membres de la délégation du personnel au conseil d'administration ou au conseil de surveillance ont droit aux mêmes documents que ceux adressés ou remis aux membres de ces instances à l'occasion de leurs réunions.

Ils peuvent soumettre les vœux du comité social et économique au conseil d'administration ou au conseil de surveillance, lequel donne un avis motivé sur ces vœux. (article l 2312-73 du code du travail).

La réunion des administrateurs au sein d’un conseil requiert leur réception préalable d’une convocation officielle. Initiée par le président du conseil d’administration, celle-ci doit être transmise par voie postale, électronique (e-mail) ou verbale et doit comporter plusieurs mentions : l’ordre du jour doit y être indiqué, ainsi que les modalités pratiques (lieu de la réunion, date et heure).
Il faut savoir qu’un conseil d’administration peut se réunir autant de fois que nécessité par l’institution concernée ; cependant, une réunion annuelle est obligatoire. Elle permet à cette occasion l’examen des comptes ainsi que leur approbation via l’assemblée générale annuelle ordinaire en compagnie des actionnaires.

Le droit des administrateurs à l’information qui leur est nécessaire pour accomplir leur mission est affirmé de façon nette par la loi : « le Président ou le directeur général de la société est tenu de communiquer à chaque administrateur tous les documents et informations nécessaires à l’accomplissement de sa mission » (article L 225-35 du code du commerce).

Le Président du Conseil d’administration a bien une responsabilité clairement identifiée dans ce domaine, mais cela ne saurait dispenser les administrateurs ou membres du Conseil de surveillance de veiller eux mêmes à ce que l’information nécessaire soit mise à leur disposition.

Aussi complète et utile soit-elle, la documentation fournie à l’occasion d’une séance du Conseil porte essentiellement sur les points de l’ordre du jour. Elle ne permet pas de compenser l’asymétrie d’information entre la direction générale et l’administrateur, conséquence inévitable de sa position extérieure à l’entreprise et du caractère périodique des séances du conseil. Face à l’étendue des sujets relevant du Conseil et au temps limité dont l’administrateur dispose, il est crucial d’aller à l’essentiel. L’administrateur doit répondre premièrement à la question suivante : Quels sont les domaines incontournables sur lesquels je dois être au point très rapidement ?
 

Il lui faut acquérir une vision globale de l’entreprise, de ses activités, de ses marchés, de son environnement à partir des 7 questions-clés suivantes :
• Quelles sont les unités stratégiques qui créent (ou détruisent) de la valeur, dans quelles proportions et pour quelles raisons ?
• Quels sont les avantages compétitifs de chaque activité (nature, importance et durée) et quelle est la stratégie prévue pour les maintenir ou les renouveler ?
• Comment l’entreprise se différencie-t-elle de ses concurrents ?
• Quel est l’impact de la stratégie adoptée sur la dynamique financière de l’entreprise ?
• Quels sont les risques majeurs qui pèsent sur l’entreprise et comment sont-ils gérés ?
• Quels sont les actifs critiques, combien valent-ils et comment sont ils protégés ? • Quelles sont les attentes des actionnaires en termes de croissance ou de rentabilité financière ?

Le droit des administrateurs à l’information qui leur est nécessaire pour accomplir leur mission, ainsi que le devoir de se la procurer, sont donc affirmés de façon nette par la loi, les codes de gouvernement d’entreprise et les principaux documents de recommandations applicables dans ce domaine.

La contrepartie de ce droit l’information est l’obligation de confidentialité qui est une nécessité importante pour l’entreprise.


Nouveau commentaire :

Ordre du jour | Cassation | Actualité | 📘 Livre blanc | Code CSE | Mission économique | Mission SSCT | Contact | Outre-mer | Santé au travail | IA et transformation du travail | FPH | QVCT & obligations légales | Dialogue & Négociation | Les grands dossiers d’Instant-CSE | Management RH, santé au travail et DUERP | Manager le travail réel | Prévenir et résoudre les tensions au travail | Vos questions, nos réponses d'experts | Conseil en relations sociales | Santé au travail et QVCT | Médiation et dialogue social


Projet d'ordre du jour CSE – Août 2026

Réunion CSE d'août 2026 : les points essentiels à inscrire à l'ordre du jour

Le mois d'août constitue une période charnière pour les élus du Comité social et économique (CSE). Entre le bilan de l'organisation estivale, la prévention des risques liés aux fortes chaleurs et la préparation des consultations obligatoires de la rentrée, cette réunion permet d'anticiper les enjeux sociaux des prochains mois. Dans cet article, Instant-CSE vous propose un projet d'ordre du jour complet et commenté, accompagné des références juridiques applicables, de questions concrètes à poser à la direction et d'une méthode exclusive : le relevé de décisions. Annexé au procès-verbal, cet outil facilite le suivi des engagements pris en réunion, renforce le pilotage du dialogue social et permet aux élus de mesurer, séance après séance, l'avancement des actions décidées.

Pierre DESMONT
27/07/2026



Suivez-nous
X
LinkedIn

Vidéo à la Une
La souffrance au travail.
La souffrance au travail. €
Publié par Pierre DESMONT le 12/05/2014 à 13:19