Menu


Rencontrez INSTANT CSE lors de nos colloques

Échangez avec nos experts et repartez avec des réponses concrètes pour exercer votre mandat.

Découvrir nos colloques

Vous êtes élu du CSE ou Direction / RH ?

Accédez directement aux informations, ressources et accompagnements correspondant à vos enjeux.



Instant-CSE accompagne les élus, les directions et les services RH dans l’exercice des missions du CSE, la prévention des risques professionnels, la gestion des relations sociales et la résolution des tensions au travail.

Nos accompagnements en relations sociales Nos accompagnements en santé au travail Échanger gratuitement avec un expert

Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Contrats collectifs santé-prévoyance : les retraités après les CDD ?

Rédigé le Mercredi 29 Avril 2009 à 08:52 | Lu 1637 fois modifié le Mercredi 29 Avril 2009 - 09:01


Tandis que les mutuelles maintiennent la pression pour obtenir une révision législative de l’article 4 de la loi Evin, des syndicats souhaitent à leur tour que les partenaires sociaux s’en emparent


Contrats collectifs santé-prévoyance : les retraités après les CDD ?
Création d’un groupe de travail dédié à la solidarité intergénérationnelle à la Mutualité qui veut en faire un thème fort de son congrès de Bordeaux ; envoi d’une lettre aux parlementaires par la FNIM… Depuis que le cabinet de Brice Hortefeux s’est inquiété, fin mars, des conséquences financières de la jurisprudence Azoulay relative au maintien du contrat santé collectif aux retraités, les mutuelles ne relâchent pas la pression pour obtenir une révision législative de l’article 4 de la loi Evin de 1989. Certains syndicats n’entendent toutefois pas être dépossédés de ce sujet : « Il n’est pas question que le législateur s’en saisisse sans nous avoir consultés », indique ainsi Alain Tisserant, vice-président (CFDT) du Centre technique des institutions de prévoyance (CTIP).



Prise en charge des retraités
Mais alors que les partenaires sociaux peinent déjà à s’accorder sur l’extension des droits santé-prévoyance aux travailleurs précaires au chômage, les enjeux financiers de la prise en charge des retraités dans le cadre des contrats collectifs sont sans commune mesure avec celle des CDD (lire ci-dessous). Alors que le nombre des plus de 65 ans devrait doubler d’ici 2040 et que les dépenses individuelles de santé aux âges les plus élevés s’accroissent fortement – de près de 90 % entre 1992 et 2000, selon le dernier ouvrage de Brigitte Dormont publié au Cepremap, contre 50 % en moyenne à tous les âges –, il ne faut pas s’illusionner sur la capacité des entreprises à participer à un financement mutualisé de ces dépenses. « En matière de solidarité, les contrats collectifs ne pourront pas tout faire », prévient d’ailleurs Jean-Louis Faure, le délégué général du CTIP, en rappelant que « les salariés et les employeurs financent déjà majoritairement l’assurance maladie obligatoire ».



Inégalités flagrantes
Alors que les entreprises contribuent en moyenne pour moitié aux contrats collectifs, leur imposer une solidarité intergénérationnelle trop stricte pourrait au contraire les inciter à revoir leur engagement à la baisse, en laissant aux salariés le soin de financer des surcomplémentaires facultatives. « Ce serait une autre façon de résoudre le problème des inégalités flagrantes entre les salariés des grands groupes et les chômeurs, retraités et non-cadres de PME qui payent déjà leur complémentaire en totalité », note le directeur santé d’un assureur. Autant dire que le débat qui devrait se poursuivre d’ici l’été promet d’être animé.



- Application reportée pour l’article 14 de l’ANI
En dépit de plus de cinq heures de réunion, entrecoupées de suspensions de séance, les partenaires sociaux ne sont pas parvenus à se mettre d’accord sur les précisions relatives à l’article 14 de l’accord national interprofessionnel (ANI) du 11 janvier 2008, instituant la portabilité des droits santé-prévoyance des salariés privés d’emploi. « Nous allons remettre notre ouvrage sur le métier », a indiqué Benoît Roger-Vasselin, le négociateur patronal. Conséquence immédiate, la mise en œuvre de ces dispositions, initialement prévue au 1er mai, devrait être repoussée au 1er juillet.



La négociation achoppe sur les CDD

La principale pierre d’achoppement est l’étendue du droit des salariés en contrat à durée déterminée. Alors que le projet patronal prévoyait de réserver le maintien de ces couvertures à ceux ayant acquis leurs droits à l’assurance-chômage chez leur « dernier employeur » – ce qui revenait à exclure les CDD de moins de quatre mois –, les syndicats ont jugé cette disposition « inacceptable » dans la mesure où, rappelle Gabrielle Simon (CFTC), « le but de l’ANI visait justement à sécuriser les parcours professionnels des travailleurs précaires ». « Nous souhaitons que les CDD de moins de quatre mois soient pris en compte sur la base d’un mois travaillé égal à un mois de portabilité », a indiqué Laurence Laigo (CFDT).
De leur côté, les employeurs ne souhaitent pas supporter le coût de la portabilité de salariés dont la période d’essai aurait été, par exemple, rompue, tout en ayant acquis des droits à chômage dans une autre entreprise. « Notre but est de parvenir à une solution simple et équitable », résume Benoît Roger-Vasselin, qui a donné rendez-vous aux syndicats le 18 mai pour une nouvelle réunion de concertation.


Nouveau commentaire :


Dans la même rubrique :
< >

Jeudi 24 Septembre 2026 - 11:14 Projet d'ordre du jour CSE – Octobre 2026

Ordre du jour | Cassation | Actualité | Conseil en relations sociales | Santé au travail et QVCT | Médiation et dialogue social | Formations CSE par convention collective | Outre-mer | Dossiers de travail | Les Rencontres INSTANT CSE – Colloques et journées d’étude




Projet d'ordre du jour CSE – Octobre 2026

Octobre 2026 : analyser, décider et préparer 2027

Le mois d'octobre constitue une période stratégique pour le Comité social et économique. Après la rentrée et la programmation des travaux du dernier trimestre, les élus disposent désormais des premiers éléments permettant d'analyser la situation économique et sociale de l'entreprise et de préparer les décisions qui structureront 2027.

L'objectif n'est donc pas d'accumuler des questions à l'ordre du jour. Il s'agit de sélectionner les sujets correspondant réellement à la situation de l'entreprise et de les traiter selon une méthode structurée : fondement juridique, informations nécessaires, questions à poser, résultat attendu et suivi des engagements.

Instant-CSE recommande également de poursuivre l'utilisation du relevé de décisions, afin que chaque engagement pris lors de la réunion puisse être suivi lors du CSE suivant.

Pierre DESMONT
24/09/2026



Suivez-nous
X
LinkedIn