Menu
Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

CRETEIL, Val-de-Marne - La compagnie aérienne britannique à bas prix EasyJet a comparu vendredi devant le tribunal correctionnel de Créteil (Val-de-Marne) pour "travail dissimulé".

Rédigé le Samedi 23 Janvier 2010 à 19:37 | Lu 2638 fois modifié le Samedi 23 Janvier 2010 - 19:38


Rachid Brihi (au centre), avocat du syndicat Unac (Union des navigants de l'aviation civile), au tribunal de Créteil, près de Paris. EasyJet a comparu vendredi devant le tribunal correctionnel de Créteil (Val-de-Marne) pour "travail dissimulé". La compagnie aérienne britannique avait été mise en examen en 2006 après une enquête ayant montré selon l'accusation que 170 de ses employés à l'aéroport d'Orly travaillaient depuis 2003 avec un contrat de travail britannique, ce qui est, selon le parquet, illégal. (Reuters/Gonzalo Fuentes)


CRETEIL, Val-de-Marne - La compagnie aérienne britannique à bas prix EasyJet a comparu vendredi devant le tribunal correctionnel de Créteil (Val-de-Marne) pour "travail dissimulé".
Elle avait été mise en examen en 2006 après une enquête ayant montré selon l'accusation que 170 de ses employés à l'aéroport d'Orly travaillaient depuis 2003 avec un contrat de travail britannique, ce qui est, selon le parquet, illégal. La situation a été régularisée en 2007, après l'affaire.

"Cette affaire provient d'une idée selon laquelle EasyJet aurait fait une espèce de dumping social en voulant profiter d'une législation qui aurait été plus favorable sur le plan économique qui serait la législation britannique. Ce n'est absolument pas le cas", a dit à Reuters l'avocate de la compagnie, Me Frédérique Beaulieu.

L'affaire illustre les nombreux litiges entre la France et les compagnies à bas prix, la justice ayant déjà par exemple déclaré illégales les aides indirectes que leur accordaient des aéroports régionaux. Concurrencée, Air France a elle aussi créé une filiale à bas prix, Transavia, en 2006.

L'accusation s'appuie à Créteil sur le code du travail français, applicable selon elle aux entreprises de transport aérien au titre de leurs bases d'exploitation situées sur le territoire français, ce que la défense conteste.

Cette disposition vise à empêcher les compagnies à bas prix de contourner la législation française, pour réduire coûts salariaux et charges, même si elles n'ont pas de structure juridique en France. EasyJet aurait soustrait ainsi plusieurs millions d'euros d'impôts et charges à la France.

Franck Mikula, président du syndicat Unac (Union des navigants de l'aviation civile), partie civile, a dit voir l'affaire comme exemplaire.

"EasyJet fait partie des compagnies qui depuis plusieurs années travaillent en France au départ de bases françaises, sans appliquer la législation française. (...) Le but c'est de s'intercaler dans les règlements, dans les espaces laissés libres par la législation européenne pour gagner plus d'argent", a-t-il dit à Reuters.

Le jugement devait être mis en délibéré.


Nouveau commentaire :


Dans la même rubrique :
< >

Ordre du jour | Cassation | Actualité | 📘 Livre blanc | Code CSE | Mission économique | Mission SSCT | Contact | Outre-mer | Santé au travail | IA et transformation du travail | FPH | QVCT & obligations légales | Dialogue & Négociation | Les grands dossiers d’Instant-CSE | Management RH, santé au travail et DUERP | Manager le travail réel | Prévenir et résoudre les tensions au travail | Vos questions, nos réponses d'experts


Projet d'ordre du jour Réunion CSE – Juillet 2026

Anticiper les risques estivaux, sécuriser les obligations de l'employeur et préparer les consultations de la rentrée

Le mois de juillet constitue une période charnière dans la vie des entreprises et des instances représentatives du personnel. Entre les départs en congés, les fortes chaleurs, les ajustements d'organisation et la préparation des consultations obligatoires de la rentrée, les élus du Comité social et économique (CSE) doivent rester pleinement mobilisés.

Cette réunion est l'occasion de vérifier que l'employeur respecte ses obligations légales en matière de santé, de sécurité et de conditions de travail, mais également d'anticiper les enjeux sociaux des prochains mois. Les récentes évolutions réglementaires, notamment en matière de prévention des risques liés à la chaleur, de maintien dans l'emploi, de gestion des activités sociales et culturelles (ASC) et de dialogue social, renforcent le rôle du CSE comme acteur de la prévention et de la gouvernance sociale.

Afin d'aider les élus à préparer efficacement leurs réunions, Instant-CSE propose un projet d'ordre du jour structuré, fondé sur les dispositions du Code du travail et les dernières actualités juridiques. Pour chaque sujet, vous trouverez les références légales applicables, les raisons d'inscrire le point à l'ordre du jour, des exemples de questions à poser à la direction et les objectifs stratégiques poursuivis. Une méthode concrète pour transformer les obligations légales en un dialogue social constructif et permettre aux élus d'exercer pleinement leur mandat.

Pierre DESMONT
26/06/2026



Derniers tweets

Suivez-nous
Facebook
Twitter
Rss
Mobile

Vidéo à la Une
La souffrance au travail.
La souffrance au travail. €
Publié par Pierre DESMONT le 12/05/2014 à 13:19