Connectez-vous S'inscrire
Instant-CSE
Instant-CSE


Instant-CE accompagne les représentants du personnel et les organisations dans la structuration juridiquement sécurisée des politiques de qualité de vie et des conditions de travail.
Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Entreprise. Après 9 ans de mariage, le constructeur revend sa branche américaine.


Rédigé le Mercredi 16 Mai 2007 à 19:36 | Lu 1866 commentaire(s) modifié le Mardi 5 Juin 2007 - 15:52


Daimler se sépare enfin du boulet Chrysler


Entreprise. Après 9 ans de mariage, le constructeur revend sa branche américaine.


«Toutes les options stratégiques» pour Chrysler sont ouvertes... Depuis la petite phrase du patron de DaimlerChrysler, Dieter Zetsche, prononcée en février, plusieurs repreneurs potentiels ont frappé à la porte de Daimler, à Stuttgart. Hier, le groupe automobile allemand a finalement annoncé que le fonds d'investissement américain Cerberus a emporté la mise, en offrant 5,5 milliards d'euros pour la reprise de 80,1 % de Chrysler.

Coiffant au poteau Magna, un fournisseur canadien de l'industrie automobile, donné grand favori, devant le fonds d'investissement Blackstone, ou le milliardaire américain Kirk Kerkorian, qui offrait, lui, un chèque de 4,5 milliards d'euros. Daimler va conserver 19,9 % du capital du groupe américain, afin de poursuivre «les projets communs existants, notamment dans le développement de motorisations [...], dans les achats et la vente, ainsi que dans les services financiers en dehors des Etats-Unis», a précisé Dieter Zetsche à Stuttgart. Quelque 3,7 des 5,5 milliards investis par Cerberus seront réinjectés dans l'activité opérationnelle de Chrysler et 0,8 milliard dans les services financiers. Le milliard restant ira à DaimlerChrysler.

Pointure. Cerberus n'est pas un inconnu en Allemagne. Ce fonds d'investissement né en 1992, convaincu d'une prochaine hausse des prix de l'immobilier outre-Rhin, a acquis au cours des derniers mois des dizaines de milliers de logements, essentiellement à Berlin.

Mais la reprise de Chrysler reste son plus gros coup. «Cerberus croit à la force de l'industrie de transformation américaine en général, à l'industrie automobile en particulier», a précisé le patron du fonds, l'ancien ministre des Finances de George Bush, John Snow.

Cerberus n'a pas lésiné sur les moyens, s'offrant pour l'occasion les services d'une grande pointure de l'industrie automobile allemande : Wolfgang Bernhard a orchestré la reprise. Il connaît bien Chrysler pour avoir présidé au redressement de la marque américaine à l'époque où il travaillait pour Daimler.

«Serein». Le divorce Daimler-Chrysler coûtera cher au constructeur allemand, qui avait déboursé 36 milliards de dollars en 1998 pour s'offrir son rival américain. L'opération est pourtant unanimement saluée en Allemagne : en se séparant de Chrysler, Daimler liquide un foyer de pertes. Surtout Chrysler reprend les 18 milliards de dollars d'engagements en matière de retraite qui pesaient sur les comptes de Daimler.

«Nous pensons que les salariés peuvent maintenant se tourner des deux côtés de l'Atlantique vers un avenir plus serein», s'est félicité le président du comité d'entreprise de Daimler, Erich Klemm. Une assemblée générale devra ensuite adopter le nouveau nom du constructeur allemand : Daimler AG.



Dans la même rubrique :
< >

Analyse juridique et stratégique au service du dialogue social

Quand le droit devient un levier de prévention, de crédibilité et d’efficacité pour le CSE.

Comprendre le droit du travail ne suffit plus : encore faut-il savoir l’analyser, l’interpréter et l’utiliser au bon moment pour sécuriser les décisions collectives et renforcer le dialogue social. Face à des situations de travail de plus en plus complexes, les élus du CSE doivent pouvoir s’appuyer sur une lecture juridique claire et structurée, sans basculer dans une logique contentieuse ou défensive.
L’offre Analyse juridique et stratégique au service du dialogue social propose un accompagnement annuel permettant aux élus de décrypter le cadre légal applicable, d’anticiper les risques sociaux et d’exercer pleinement leurs missions dans le respect des prérogatives fixées par le Code du travail, au service de la prévention, de la qualité du dialogue social et du travail réel.

Pierre DESMONT
27/12/2025




Plus de prévisions: Meteo paris 30 jours

Partager ce site

Derniers tweets

Dans la boutique

Formations (3)

Formations pour les élus du CSE

Santé au travail (2)

Une formation en santé au travail est un ensemble structuré d'apprentissages et d'enseignements visant à former les professionnels et les employés sur les aspects liés à la santé et à la sécurité au sein du milieu professionnel.